La 62e édition du Salon international de l’agriculture (SIA) se déroule du 21 février au 1er mars au parc des expositions de la porte de Versailles, dans le XVe arrondissement de Paris. Si l'événement n'accueille aucune vache en raison du contexte sanitaire lié à la dermatose nodulaire contagieuse, il accorde en revanche une place inédite aux livres avec l'installation, pour la première fois de son histoire, d'une librairie éphémère : l'Agri’Librairie, dont l'organisation a été confiée au groupe Eyrolles.
Avec ce nouvel espace proposé aux quelque 600 000 visiteurs attendus sur le salon, la directrice du SIA Valérie Le Roy indique vouloir « renforcer la vocation pédagogique » de l'événement en créant un pôle culturel regroupant du cinéma, de la musique et, donc, de la littérature. Raison pour laquelle le SIA a noué un partenariat avec la librairie Eyrolles, installée boulevard Saint-Germain, à Paris. « Nous avons répondu favorablement à cette volonté d’ouverture de Valérie Le Roy, indique Emmanuel Konstantin, directeur des librairies du groupe Eyrolles. L’organisation nous a sollicités et nous a sélectionnés, parmi plusieurs librairies en lice. Nous nous sommes distingués car il fallait pouvoir supporter ce gros salon, en termes de facturation et de personnel. »
Par conséquent, « entre six et huit libraires », dixit le responsable, travailleront tous les jours dans le cadre du SIA. « Nous sommes aussi accompagnés par la structure des Libraires volants », ajoute Emmanuel Konstantin. L’Agri’Librairie, située dans le Hall 2, propose environ 8 000 livres, représentant quelque 800 références « pour une bonne cinquantaine d’éditeurs », estime François Pelle, responsable commercial du groupe Eyrolles.
« Autant au très grand public qu’à une cible ultra-professionnelle »
Les visiteurs du SIA s’apprêtent à découvrir cette librairie diversifiée, avec des titres comme La Vie secrète des arbres de Peter Wohlleben (Les Arènes), Nourrir sans dévaster d’Erik Orsenna et Julien Denormandie (Flammarion) ou Les Bébés animaux de Delphine Gravier (Gallimard Jeunesse). « Nous devons nous adresser autant au très grand public qu’à une cible ultra-professionnelle, résume Emmanuel Konstantin. La direction du Salon nous a demandé d’être assez exhaustifs, en allant de la cuisine au jardinage, en passant par le vin. »
Le responsable ne saurait annoncer un objectif de ventes pour cette Agri’Librairie. « Comme c’est la première année, nous n’avons aucun comparatif, poursuit Emmanuel Konstantin. Cependant, nous avons ce genre d’activité dans des salons depuis longtemps, nous sommes d’ailleurs reconnus par les professionnels pour cela. » Dans le cas d’un salon de 50 000 visiteurs, il situe ainsi la fourchette de ventes à viser entre 20 000 et 40 000 exemplaires.
La littérature se déploiera plus largement dans le SIA, avec notamment les stands des éditions Educagri et Quae, dont les ouvrages seront vendus à l’Agri’Librairie. Assez logiquement, des rencontres et dédicaces y seront organisées. Sont ainsi attendus Emmanuel Moyrand (L’IA qui nourrit la France), Didier Helmstetter (Le Potager paresseux) ou Christine Quinet (Terres de France). La direction lance aussi son prix littéraire Agri’Cultura.
