Heureux comme jamais de Guillaume Chamanadjian (Les Forges de Vulcain, 13 mars 2026) s'est écoulé à environ 2 470 exemplaires en 29 semaines selon NielsenIQ BookData, soit mieux que son précédent roman Une valse pour les grotesques sur la même durée d'exploitation (2 079 exemplaires après 29 semaines et 2 582 à ce jour). Une performance obtenue avec 81 % des ventes en librairie et à peine 0,4 % en grandes surfaces alimentaires.
L'éditeur David Meulemans y voit l'effet d'un rayon « porté par les passionnés » et d'une rotation plus lente qu'en littérature générale. « Les titres ont plus le temps de se poser, les libraires de les lire, de les défendre », assure l'indépendant distribué par MDS. Côté marketing, la maison reprend le vocabulaire des libraires. « On se contente de souffler sur la braise. Ce n'est pas nous qui créons le feu », nous a-t-il confié.
Autre levier : le mois de l'imaginaire, où une quarantaine d'éditeurs publient un catalogue commun (deux titres maximum par maison), forment les libraires et animent bibliothèques et librairies. Le public du rayon, plus jeune (moins de 35 ans en moyenne, selon David Meulemans), en fait un enjeu pour la lecture de demain. À l'international, l'éditeur fait traduire à ses frais 30 pages en anglais de chacun de ses titres, faute d'aide publique. Heureux comme jamais a déjà « quelques pistes », sans cession annoncée. Le livre est aussi sorti en audio en même temps que le grand format.
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