Le tribunal de commerce d’Angoulême a débouté mercredi 14 octobre l’Association du FIBD et son prestataire, la société 9e Art + (en liquidation judiciaire depuis le 7 mai), de l’ensemble de leurs demandes dans le conflit qui les oppose à l'Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA) et son prestataire Morgane sur l’organisation du futur festival de bande dessinée à Angoulême, rapporte le quotidien La Charente Libre.
Les plaignants, qui organisaient depuis 2007 le Festival international de la bande dessinée, troisième événement culturel français (après les festivals de Cannes et d’Avignon), avaient saisi en janvier la justice pour dénoncer une « appropriation brutale » du FIBD par l’ADBDA, qui regroupe pouvoirs publics et acteurs du secteur, à qui ils réclamaient 300 000 euros de dommages et intérêts.
Ils poursuivaient également le groupe Morgane, sélectionné en avril dernier par l’ADBDA pour organiser le futur événement angoumoisin dédié au 9e art pour les cinq prochaines années.
Vaste boycott
Après une édition 2026 annulée à la suite d’un vaste boycott mené par des auteurs et éditeurs et la rétractation des financeurs publics, l’organisation de l’édition 2027 était au cœur des discussions.
Le 13 janvier dernier, l’ADBDA avait en effet lancé un appel à projets assorti d’un nouveau cahier des charges pour l’édition 2027, alors que 9e Art+ demeurait contractuellement chargé de l’organisation du FIBD jusqu’en 2027. Franck Bondoux, dirigeant de 9e Art +, avait dénoncé une prise de contrôle « brutale » et annoncé engager une action en justice contre l’ADBDA pour concurrence déloyale et parasitisme.
Il n’aura pas été entendu par les juges. Le tribunal de commerce a condamné l’Association du FIBD et 9e Art+ aux dépens. Ils doivent aussi chacun verser 4 000 euros à l’ADBDA au titre des frais de procédure, et chacun 3 000 euros au groupe Morgane.
