Le prix Talent Cultura 2026 a été attribué à Alexandrine Descotes pour Le Nénuphar, publié le 20 août aux éditions Le Bruit du Monde, distinguant ainsi un premier roman inscrit dans la rentrée littéraire de septembre.
Créé en 2003, le prix accompagne chaque année des auteurs émergents et récompense des premiers ou deuxièmes romans francophones. Pour cette édition, le choix s’est construit au fil d’un dispositif collectif associant les libraires Cultura, les clients de l’enseigne, une soixantaine de clubs de lecture et le vote du grand public. Plus de 5 200 votants et 2 500 fiches de lecture ont nourri cette sélection, resserrée jusqu’aux quatre finalistes.
Un accompagnement en librairie
Le prix Talent Cultura s’appuie sur le réseau de l’enseigne pour installer les ouvrages retenus auprès des lecteurs. Le lauréat bénéficie d’une mise en avant dans les librairies Cultura et sur les réseaux sociaux, ainsi que d’un accompagnement associant rencontres, dédicaces et aide à la création.
Un récit d’enquête intime
Avec Le Nénuphar, Alexandrine Descotes signe un récit d’enquête intime, élaboré sur une décennie autour d’un silence familial. En 2007, alors qu’elle a 18 ans, la narratrice s’interroge sur sa naissance, avec son frère et sa sœur, comme triplés issus d’une fécondation in vitro. Sa recherche de réponses la conduit vers ses grands-parents paternels. Sa grand-mère, Colette, lui raconte alors la naissance, à Lyon à la fin des années 1950, d’un fils au corps gravement malformé, et la détermination qu’elle partage avec son mari, Gérard, à lui permettre de mener une vie digne. Le livre aborde ainsi, par le détour de l’histoire familiale, les silences transmis, la différence, le handicap et les formes de filiation.
Née en 1988, Alexandrine Descotes a grandi à Grenoble avant de poursuivre ses études entre Lyon, Londres et Madrid. Elle vit aujourd’hui entre Paris et New York. Le Nénuphar est son premier livre. Il s'est à ce jour vendu à plus de 2 500 exemplaires selon les données NielsenIQ BooKData de la base Electre.
La lauréate succède à Mathilda Di Matteo, récompensée en 2025 pour La bonne mère, publié chez L’Iconoclaste et qui a dépassé les 100 000 exemplaires vendus.