Les chiffres sont tombés : 8 685 bibliothèques françaises ont déclaré 3,005 millions d'entrées pour la semaine du 23 au 29 mars 2026. Pour celle allant du 17 au 23 novembre 2025, elles avaient été 8 150 à dénombrer 2,9 millions d'entrées.
Au moins 100 millions de visites pour toutes les bibliothèques françaises ?
Que nous disent ces chiffres, issus des deux campagnes de comptage impulsées par le ministère de la Culture ? Ils doivent affiner l’habituelle enquête annuelle de l’Observatoire de la lecture publique, à laquelle ont répondu pour 2024 quelque 9 000 bibliothèques territoriales, affichant 93 millions d’entrées sur l’année. Mais ces 9 000 établissements ne représentent que 60 % des bibliothèques territoriales françaises.
Quid des autres ? Manque de temps lorsque le personnel doit compter manuellement… Le ministère leur demande donc de concentrer leurs efforts sur une semaine de vacances et une autre hors vacances scolaires. Pour cette deuxième campagne, le questionnaire a été simplifié (suppression des questions sur les horaires d’ouverture par exemple), réduit à une seule question : la fréquentation. En comptant les visiteurs libres, les groupes venant sur rendez-vous, les bébés en poussette.
Une nouvelle échéance en octobre
Résultat : « les semaines de comptage nous ont permis d’avoir les chiffres de 2 000 bibliothèques qui ne donnaient pas leurs chiffres dans le questionnaire annuel. Nous avons donc des chiffres pour 11 000 bibliothèques, sur les 15 500 Françaises », se félicite auprès de Livres hebdo le ministère de la Culture.
Reste une étape : se rapprocher des bibliothèques qui comptent toute l’année et qui n’ont pas participé à la semaine de comptage, en pensant que l’enquête annuelle est suffisante. « Isoler les deux semaines de comptage nous permet d’analyser leur situation dans l’année, pour ensuite ajuster l’extrapolation. »
La prochaine opération se tiendra du 19 au 25 octobre 2026, et permettra de connaître plus précisément encore les chiffres de fréquentation des bibliothèques territoriales. Pour, in fine, estimer leur importance (qui ne se mesure pas qu’au nombre d’emprunts), ce qui devrait orienter les décisions politiques locales et nationales, et justifier de nouveaux projets et les politiques publiques.
