Diego Buendia, Barcelonais de 55 ans, a imaginé ce compte en août 2014, "en blaguant sur ce que pourrait donner la publication des classiques sur Twitter", a raconté cet ingénieur à la retraite à l'AFP.
"J'ai fait un algorithme pour faire le découpage" en tweets (140 caractères maximum) des quelque 2,2 millions de caractères de l'œuvre-phare de la littérature espagnole publiée en 1605, "et je suis tombé sur 17 000 tout rond. Tout à coup, j'avais une espèce de titre commercial pour le projet", explique-t-il.
Le compte, nommé "QuijoteEn17000Tuits" et accompagné d'une photo de moulins à vent dans la Mancha, région désertique de l'Espagne où se déroule l'action du roman, publiait automatiquement, chaque jour, 28 extraits numérotés de l'ouvrage, à heures fixes.
Diego Buendia a finalement envoyé le dernier tweet, ce 22 avril à midi, "de ma propre main", depuis l'Alcazar de San Juan, village de la région de Castilla-la-Mancha qui revendique la naissance de l'écrivain alors que, selon les biographies officielles, il est né à Alcala de Henares, près de Madrid.