Après des années de gestation du projet, les salariés américains d'Hachette Book Group (Hachette US) ont voté en faveur de la création d’un syndicat, une première pour le groupe aux États-Unis. Selon Publishers Weekly, 388 employés (contre 130) se sont prononcés pour la syndicalisation.
La nouvelle structure, baptisée Hachette Workers Coalition et affiliée à The NewsGuild-CWA, doit désormais élire ses représentants et ouvrir les négociations avec la direction pour établir une première convention collective. Elle regroupera environ 600 salariés éligibles, travaillant à distance ou depuis New York, ce qui en fera, selon le nouveau syndicat, la plus grande organisation syndicale de l’histoire de l’édition généraliste américaine.
Négociation collective
Les revendications de la jeune organisation portent notamment sur les salaires, les avantages sociaux, la sécurité de l’emploi, les perspectives de carrière, la transparence interne et les protections face à l’usage de l’intelligence artificielle.
Dans un message interne cité par Publishers Weekly, David Shelley, directeur général de Hachette Book Group, a indiqué vouloir aborder cette nouvelle étape « avec espoir et de bonne foi ». Un porte-parole du groupe a également indiqué qu'Hachette reconnaissait le résultat de l’élection et allait négocier avec les représentants des salariés.
Hachette rejoint ainsi HarperCollins parmi les grands groupes éditoriaux américains partiellement syndiqués, tandis que d’autres initiatives ont récemment abouti chez Dark Horse Comics, Catapult Books ou University of Chicago Press.
