Mise à jour 22/07/2026 à 10h54 : retrait de l'un des romans de notre sélection après que l'éditeur nous a informés du report de sa date de parution.
Chaque rentrée révèle son lot de nouvelles voix. Cette année, plusieurs primo-romans se distinguent par l'ambition de leur propos autant que par la singularité de leur écriture. De la réécriture des contes à l'autofiction familiale, du roman d'apprentissage au road trip américain, en passant par les territoires ruraux ou la mémoire d'une scène musicale oubliée, ces six premiers romans dessinent un panorama riche des préoccupations d'une nouvelle génération d'auteurs.
- Pauline Mari, Les amours fées (Albin Michel, le 19 août). Que se cache-t-il derrière les grandes figures de l'imaginaire collectif ? Dans Les amours fées, Pauline Mari remonte aux origines de trois héros mythiques de la littérature, la Petite Sirène, Alice et Peter Pan, pour faire entendre les voix de celles et ceux qui les ont inspirés. À travers un mystérieux manuscrit découvert par son héroïne, le roman entremêle les destins de Hans Christian Andersen, Lewis Carroll et James Matthew Barrie, interrogeant les douleurs intimes, les deuils et les obsessions qui ont nourri leurs œuvres.
- Anna Ostasenko Bogdanoff, Rappelle-moi, ma belle (JC Lattès, le 19 août). À la fin de l'année 2021, Anna veille son père, Igor Bogdanoff, hospitalisé. Ce moment suspendu devient le point de départ d'une enquête intime sur une histoire familiale où s'entremêlent souvenirs, archives et légendes. Derrière les figures médiatiques que formaient Igor et Grichka Bogdanoff apparaît une généalogie romanesque peuplée d'aristocrates déchus, de migrations, de mensonges et de rêves de science-fiction.
- Bethsabée Krivoshey, Le contraire de la pudeur (Plon, le 20 août). Au début des années 2000, Eli traverse l'adolescence avec l'énergie des premières expériences : les amitiés absolues, les désirs, les excès, l'internat et l'illusion que rien ne peut s'arrêter. Jusqu'au jour où la maladie de sa mère vient fissurer cette insouciance.
- Ada Walter, Shanghai, cinq heures quarante (Calmann Lévy, le 19 août). Tout se déroule le temps d'une escale à Shanghai. Un homme, qui risque d'être arrêté, parcourt la ville en taxi avec une seule obsession : retrouver la femme qu'il a aimée dix ans plus tôt. À mesure que défilent les rues de la métropole chinoise, son monologue devient celui d'une conscience aux prises avec ses regrets, ses renoncements et son passé.
- Iman Ahmed, Abdallah Superstar (Actes Sud, le 26 août). Deux ans après la disparition de son père, la narratrice décide de rouvrir sa chaîne YouTube. Elle y découvre des dizaines de vidéos tournées dans le Djibouti des années 1990, révélant l'existence de Dinkara, un groupe emblématique de pop locale dont la vedette, Abdallah, semble étrangement liée à son histoire familiale.
- Eva Bottega, Le ciel ici déborde (Denoël, le 26 août). Des motels de Los Angeles aux routes de La Nouvelle-Orléans, une jeune femme fuit avec Adam, son amour destructeur. Leur errance américaine, entre bars miteux, alcool, vols et nuits sans lendemain, se double d'un voyage intérieur où remontent les souvenirs d'une enfance marquée par une éducation catholique rigide, les injonctions faites aux femmes et un deuil fondateur.
