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1. A. S. Tamaki – Le clan des feuilles mortes (traduit par Julie Lopez), Gallmeister
Premier roman d'A. S. Tamaki, auteur américain d'origine japonaise, Le clan des feuilles mortes est aussi le premier tome de L'empire de l'automne, une trilogie ambitieuse. Dans cette fresque épique, le prince Sen, rare survivant d'un clan qui a été décimé dix-sept ans plus tôt, est déterminé à réparer les crimes du passé. (
- Tirage : 30 000 exemplaires
2. Colum McCann – Ce qui nous frôle sous la surface (traduit par Clément Baude), Belfond
Un écrivain irlandais espère retrouver l'inspiration avec un reportage sur la rupture des câbles sous-marins des fournisseurs d'Internet. Il embarque aux côtés d'un apnéiste sur un navire chargé de les réparer, au large des côtes d'Afrique de l'Ouest, et découvre le contenu sidérant des données en jeu. Une œuvre sur notre capacité à nous relever après la chute, mais aussi sur la solitude humaine, le colonialisme moderne, et le réchauffement climatique.
- Tirage : 20 000 exemplaires
3. Laura Kasischke – Baignade surveillée (traduit par Céline Leroy), Gallimard
Comment un seul instant peut bouleverser des vies à jamais ? Le 16 juillet 1969, dans le Michigan, un enfant se noie dans la piscine de son quartier alors que tous les regards sont fixés sur les premières images d'une fusée décollant vers la Lune. La jeune maîtresse-nageuse de service cet après-midi-là devient le bouc émissaire de la ville. De ce jour tragique, la romancière américaine scrute chaque recoin.
- Tirage : 25 000 exemplaires
4. Gouzel Iakhina – Eisen (traduit du russe par Maud Mabillard), Noir sur Blanc
Le cuirassé Potemkine, Octobre et Ivan le Terrible... On doit à Sergueï Eisenstein, que ses proches surnommaient Eisen, un certain nombre de films cultes réalisés alors que Joseph Staline était au pouvoir. L'autrice russe raconte la vie hors du commun de ce visionnaire, cachant son homosexualité dans un pays où elle était interdite, à travers la fabrication de chacun de ses films, sur fond de révolution, puis de guerre.
- Tirage : 12 000 exemplaires
5. Juan Gabriel Vásquez – Les noms de Feliza (traduit par Isabelle Gugnon), Seuil
Lauréat du prix du Meilleur Livre étranger 2022 pour Une rétrospective, l'écrivain colombien plonge cette fois-ci dans la vie fulgurante et dans la dernière journée de la sculptrice Feliza Bursztyn (1933-1982), morte de tristesse à 48 ans à Paris lors d'un dîner avec des amis, dont Gabriel García Márquez. Fille de Juifs polonais immigrés en Colombie dans les années 1930, Feliza mènera une vie en forme de quête pour conquérir sa liberté.
- Tirage : 10 000 exemplaires
6. Rabih Alameddine – L'histoire, la vraie, de Raja le candide (et de sa mère) (traduit par Elisabeth Peellaert), Les Escales
Récompémsé du National Book Award 2025, l'auteur libano-américain met en scène une Shéhérazade du XXIe siècle sous les traits de Raja, un homosexuel de 63 ans, professeur de philosophie respecté à Beyrouth, qui se retrouve à cohabiter avec sa mère octogénaire. À travers ses yeux, le roman retrace la vaste histoire du Liban, de la guerre civile à son effondrement économique, le tout avec beaucoup d'humour noir.
- Tirage : 10 000 exemplaires
7. Lily King – À cœur, l'amant (traduit par Marina Boraso), Albin Michel
Finaliste du Pen/Faulkner Award et du Women's Prize for Fiction, ce roman donne la parole à une étudiante en faculté de lettres qui rencontre deux amis, dans un univers de joutes verbales et de ferveur intellectuelle. Des décennies plus tard, devenue romancière à succès et mère de famille, un événement remet brutalement en question les choix qu'elle a faits. Une fiction sur l'amitié, la littérature, et la force du premier amour.
- Tirage : 9 000 exemplaires
8. Tom Newlands – Ici, maintenant (traduit par Marguerite Capelle et Anatole), Métailié
« Béton, baston et fiente dans ta frange, c'était ça Muircross. » Dans son premier roman, Tom Newlands met en scène Cora Mowat, 14 ans, qui vit dans une ville anciennement minière de la banlieue de Glasgow, au milieu des années 1990. Ses amies ne la comprennent pas et le nouveau petit ami de sa mère, chauve et borgne, vient d'emménager. Une œuvre sur la pauvreté, la violence, les liens d'amour et le besoin d'ailleurs.
- Tirage : 7 000 exemplaires
9. Jeanine Cummins – Parle-moi de chez nous (traduit par Christine Auché), Philippe Rey
Six ans après American Dirt, Jeanine Cummins revient avec une fresque familiale qui déploie le destin de trois générations de femmes portoricaines : Rafaela qui épouse un Irlandais et se voit confrontée au racisme, sa fille Ruth qui choisit l'assimilation radicale, et sa petite-fille Daisy, qui s'interroge sur son identité. La romancière nous emporte ainsi des années 1970 à nos jours.
- Tirage : 9 000 exemplaires
10. Lize Spit – Autobiographie de mon corps (traduit par Emmanuelle Tardif), Actes Sud
En apprenant que sa mère souffre d'une maladie incurable, Lize tente un dernier rapprochement. « Je voulais être proche d'elle, physiquement, je voulais la toucher, je voulais lui dire adieu comme il se doit, mais cela m'était impossible, car son corps suscitait en moi du dégoût », explique l'autrice qui décrypte la relation qui la lie à sa mère ainsi que le rapport trouble qu'elle entretient avec son propre corps.
- Tirage : 8 000 exemplaires
