Le prix littéraire de la Grande Mosquée de Paris a dévoilé les huit finalistes de sa cinquième édition. Quatre romans et quatre essais restent en lice pour les deux récompenses, qui seront décernées le mardi 13 octobre. Le jury, présidé par Chems-eddine Hafiz, s’est réuni jeudi 3 septembre pour délibérer.
Quatre romans finalistes
- Rachida Brakni, La part absente (Stock)
- Javad Djavahery, L’ayatollah aimait sa femme plus que Dieu (Gallimard)
- Mohamed Kacimi, Feu de Dieu (Actes Sud)
- Louisa Yousfi, La grande méthode (La Fabrique)
Quatre essais sur la civilisation musulmane
- Akram Belkaïd, Chroniques du ramadan, voyage intimiste au cœur du jeûne (Tallandier)
- Sylvia Chiffoleau, Une histoire du temps dans le monde arabe (CNRS Éditions)
- Faouzia Farida Charfi, Lettre à mon petit-fils sur l’Islam d’aujourd’hui (Odile Jacob)
- Olivier Hanne, L’Islam des Lumières. Histoire de l’humanisme musulman VIIe-XXIe siècle (Tallandier)
Le prix littéraire de la Grande Mosquée de Paris distingue un roman et un essai sur la civilisation musulmane écrits ou traduits en français et publiés par un éditeur entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026. Les deux lauréats recevront chacun une dotation de 3 000 euros.
Une remise des prix au centenaire de la Grande Mosquée
La cérémonie de remise des prix se tiendra à la Grande Mosquée de Paris mardi 13 octobre à 18 heures, en présence des lauréats. L’événement intervient dans une année marquée par le centenaire de l’institution.
Le jury réunit Djaïli Amadou Amal, Laure Adler, Souleymane Bachir Diagne, Lucie Bressy, Manuel Carcassonne, Claude Colombini, Jérôme Cotillon, Amina Damerdji, Jean-Louis Gouraud, Chems-eddine Hafiz, Martine Heissat, Delphine Jouenne, Pierre Leroy, Aïcha Mokdahi et Benjamin Stora.
L’édition 2025 avait notamment récompensé Hajar Azell pour Le sens de la fuite (Gallimard) et El Mouhoub Mouhoud pour Le Prénom. Esquisse pour une auto-histoire de l’immigration algérienne (Le Seuil). Catherine Mayeur-Jaouen avait également été distinguée pour Le culte des saints musulmans (Gallimard), tandis qu’Abdelwahab Meddeb avait reçu un prix pour l’ensemble de son œuvre.