Les éditeurs sur le marché des études d’expertise comptable bénéficient d’un nouvel élan avec la réforme du Diplôme de comptabilité et de gestion (DGC) et du Diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG). Une évolution depuis 2019, que les étudiants préparent dès cette rentrée.
Le leader du segment Dunod a réédité l’ensemble de sa collection « Expert Sup » avec des études de cas détaillées. « Les manuels gardent la base théorique, mais ils incluent des notions plus professionnelles voulues par la réforme afin de préparer des futurs conseillers financiers, et non seulement des techniciens », développe l’éditrice Ludivine Le Gall. Cette pédagogie progressive se retrouve chez Nathan à travers des cours introduits par des cas pratiques. « Dans l’esprit de la réforme, l’objectif de notre offre est de favoriser l’analyse critique », soutient Angélique Brézillon, directrice éditoriale. L’ensemble des manuels d’UE 6 à 12 du DCG, les seules unités couvertes, sont entièrement repensés et complétés d'une nouvelle maquette.
À l’aide d’études de cas et de grilles d’autoévaluation, Vuibert creuse également ce sillon dans sa collection « Mon coach DCG ». « Nos exercices vont du plus simple au plus difficile dans une démarche de progressivité pour répondre aux besoins des étudiants », explique la directrice Gwénaëlle Bourron-Painvin. Quelques inédits sont également au programme, dont Les fondamentaux du droit (UE1) ainsi que Le droit des sociétés et des groupements d'affaires (UE2). Vuibert revendique une croissance de + 16 % du chiffre d'affaires en 2025. « Nous gagnons des parts de marché chaque année. La réforme rebat les cartes et nous donne l'occasion de performer plus encore », ajoute Gwénaëlle Bourron-Painvin.
Synthétiser
Une ambition partagée par Gualino. En complément de sa collection les « Carrés », l’éditeur inaugure « L'Essentiel du DCG » et « L'Essentiel du DSCG ». Il y propose le programme accompagné de supports visuels dans une faible pagination : maximum 280 pages, contre 500 pages pour les « Carrés ». Idem pour les prix qui passent d’une vingtaine à une dizaine d’euros. « Nous avons dupliqué le modèle des collections en droit "Mémentos" et "Carré Rouge", car la stratégie a fait ses preuves », indique Sophie Doucet, responsable éditoriale. Les « Carrés » profitent tout de même d’une nouvelle couverture et d’une remise à jour.
Comme son confrère, Nathan a fait le choix de réduire le volume de ses manuels. « Les ouvrages sont plus synthétiques, tout en intégrant de nouveaux cas pratiques au début de chaque chapitre, afin de s’adapter aux besoins des étudiants et aux pratiques des enseignants », détaille Angélique Brézillon. C’est le cas des ouvrages de comptabilité, qui pouvaient aller jusqu’à 800 pages, désormais limités à 500. Chaque chapitre est également proposé sous forme de fiche avec des contenus plus illustrés.
S’ouvrir au DSCG
Fontaine Picard, qui couvre le DCG depuis près de 30 ans, a réédité et refait la maquette des manuels de 9 UE. La petite maison s’ouvre également au DSCG, soit le niveau master du cursus, avec Gestion juridique, fiscale et sociale et Comptabilité et audit. « Nos collections actuelles nous permettent d’investir. Nous voulons être dans une logique d’accompagnement plus complète pour les élèves qui n’ont pas d'équivalence dans leur parcours », explique Philippe Caillau directeur de l’édition scolaire et président du groupe Les Artisans du Sens, dont dépend Fontaine Picard.
Chez Dunod, la réédition des manuels du DSCG sera finalisée d’ici novembre avec des tout-en-un, mais également des flashcards. Dans ce format, utilisé depuis fin 2024, Dunod prévoit deux inédits en droit des affaires (UE2) et droit social (UE3). Tous les éditeurs ne couvrent pas ce marché restreint : environ 15 000 candidats inscrits par an, contre 24 000 pour le DCG (licence).
