Les livres parus avant le 20 août ne constituent qu’une partie de la rentrée littéraire. Mais la sortie ces deux dernières semaines de bon nombre de poids lourds donne une première liste des futurs gros vendeurs et candidats sérieux aux prix littéraires. Imperturbable, Amélie Nothomb prend la première place avec L’Adolescence du perroquet (Albin Michel).
Troisième du classement, L’Inconnue du quai de javel de Philippe Jaenada, sorti la semaine précédente chez Flammarion, se vend environ deux fois moins. Et devance le premier roman phénomène du Québécois d'origine haïtienne Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset) : le titre, 9e du classement des romans, est déjà lauréat des prix Méduse et Strasbourg.
Candidats aux prix d'automne
Juste derrière ce trio de tête on note un quadruplé de Gallimard aux 15e, 16e, 17e et 23e places avec Le Palais de François-Henri Désérable, romanesque et charnel puis Le pays des étés, de Pierre Adrian, nostalgique et balnéaire. Suivis de La solitude des professeurs est infinie de Yannick Haenel, métaphysique et autobiographique et de JE, dans lequel Lilia Hassaine propose une relecture féministe du matrimoine littéraire. Ces quatre romans, chacun dans son registre, s’avèrent de solides candidats aux prix d’automne.
En 25e position, l’autrice de La petite bonne Bérénice Pichat est de retour avec Le marché noir (Les Avrils). Suivie de Julia Kerninon, dont le sixième roman La dernière des Wilberforce, (l’Iconoclaste) prend la 27e place. La rare Anne Godard, trois romans en 20 ans, pointe à la 29e place avec Nous aussi (Actes Sud).
En 30e position, on découvre le premier roman du domaine étranger, Ligne de feu, immersion dans la guerre d’Espagne signée Arturo Perez-Reverte (Gallimard). Les autres auteurs étrangers Vera Buck chez Gallmeister et Colum McCann ou Nélio Biederman chez Belfond sont relégués au-delà de la 50e place.
En 37e position, Albin Michel place un deuxième roman avec Une histoire d’amours de Serge Joncour. De son côté, Actes Sud se signale avec Rochebrune de Sophie Divry au 39e rang. Tandis que P.O.L prend les 46e et 49e places avec Faire la peau de Louise Chennevière et Rouge-Truites de Pierric Bailly. Qui se vendent pour l’instant environ 10 fois moins que le nouvel Amélie Nothomb.
