Talent Éditions a publié le 1er avril Alina, premier tome du Pacte des Héritières, une saga familiale en cinq volumes de Lucie Castel. Romancière déjà établie, connue notamment pour Pas si simple (éditions &H, 2017) et Comment bien rater son mariage à Noël (Charleston, 2021), Lucie Castel propose également des formations d'écriture l'Institut des carrières littéraires (Licares), qu'elle a fondé en 2019. Dans Le Pacte des Héritières, elle plonge ses lecteurs dans l'univers d'un empire du luxe, entre secrets de famille, drame intime et thriller psychologique.
Les quatre tomes suivants, Charlotte, Iris, Maya et Les quatre Cavalières, paraîtront jusqu'en mai 2027, soit cinq livres en 13 mois. La saga, qui bénéficie déjà d'une large communauté de lecteurs en France et à l'étranger, notamment en audiobook, est par ailleurs en cours de traduction dans plusieurs pays avant même la sortie du tome 1. Laure Drocourt Laureau, directrice éditoriale de Talent Éditions, revient sur la genèse du projet.
Livres Hebdo : Comment ce projet de Lucie Castel vous est-il arrivé ?
Laure Drocourt Laureau : C'est Karine Lanini, l'agente de Lucie Castel, qui me l'a présentée. Lucie portait depuis longtemps l'idée d'écrire une grande saga familiale, et elles sont arrivées avec une bible très complète et le premier chapitre du tome 1. J'ai immédiatement senti qu'on avait entre les mains une histoire addictive avec des personnages attachants, et c'est précisément la clé des grandes sagas.
Pourquoi publier cinq tomes en à peine plus d'un an ?
C'est un choix assumé dès le départ, dans l'idée de coller au plaisir très contemporain de la série et de donner envie de connaître la suite. On a tous pris l'habitude de lire un premier tome et d'attendre un an pour avoir la suite. Là, au bout de trois mois, les lecteurs auront le tome suivant entre les mains. Ils vont l'attendre, mais pas longtemps.
« Assurer une cohérence sur les cinq tomes et renforcer l'attachement dès le premier volume »
Comment s'est articulé concrètement le travail éditorial sur un projet aussi long ?
C'est la première fois qu'on s'engage dans un tel chantier. Depuis deux ans, nous sommes pleinement sur ce projet. Il y a eu un vrai travail de structuration et sur le rythme de la saga pour assurer une cohérence sur les cinq tomes et renforcer l'attachement dès le premier volume.
Quel est le synopsis de la saga ?
Depuis un siècle, les hommes règnent en maîtres sur la famille Rochefort, qui possède de grandes entreprises dans le luxe. À la mort du patriarche, ses héritiers s'affrontent pour prendre la tête de l'empire. Dans l'ombre, les petites-filles du patriarche vont comprendre qu'en s'alliant, elles peuvent rendre aux femmes la place qu'elles n'ont jamais eue. On pense assez naturellement à une série comme Succession.
Qui visez-vous en priorité comme lecteurs ?
Des lecteurs et des lectrices qui aiment les grandes sagas avec des personnages forts, une dimension de pouvoir et de secrets. C'est finalement assez transgénérationnel. On entre dans un monde qui fait rêver, celui des ultra-riches et des ultra-puissants, que la plupart des gens ne connaissent pas.
Des droits ont déjà été vendus à l'étranger avant même la sortie du tome 1 ?
Oui, dans trois pays d'Europe, l'Italie, l'Allemagne et les Pays-Bas, ainsi qu'à une grande maison d'édition poche. Un studio a par ailleurs déjà manifesté son intérêt pour une adaptation audiovisuelle. Rien n'est acté encore, mais les discussions sont en cours.
Quelle mise en place prévoyez-vous en librairie ?
Pour un tome 1, on est à environ 17 000 exemplaires, et les retours des libraires sont très bons.
