Lors de l’audience organisée le 14 janvier au tribunal de commerce de Paris afin de céder le dernier des 11 magasins Mona lisait placés en redressement judiciaire, Yannick Burtin et Guillaume Leroux, codirigeants du Merle moqueur (Paris 20e), en association avec Louis Voelckel, ex-directeur général adjoint de Mona lisait, ont déposé une offre de reprise qui a été mise en délibéré. « Nous faisons acte de présence sur cet établissement de la rue Pavée (Paris 4e) qui fut l’un des fleurons de Mona lisait, avec un CA ayant atteint jusqu’à 1,2 million d’euros », argumente Yannick Burtin. Pour autant, « nous abandonnerons le projet si le bail n’est pas renégocié et clarifié », précise le libraire, qui, en décembre, a déjà repris avec ses deux associés, pour un montant de 300 000 euros, le magasin de la rue Saint-Martin (Paris 3e). Conservant pour deux ans la jouissance de l’enseigne Mona lisait, cet établissement de 500 m2 a rouvert dès la mi-décembre avec son activité d’occasion et de soldes. Mais progressivement, il sera rénové et transformé afin de développer «un modèle économique différent et plus rentable que celui de la librairie de livres neufs », explique Yannick Burtin, à la tête non seulement du Merle moqueur et de la librairie de la rue Saint-Martin, mais aussi de celles du Centquatre (Paris 19e) et du Printemps Nation (Paris 20e). A côté des ouvrages à prix réduits, il entend notamment intégrer des livres neufs et notamment de tourisme, ainsi que des jouets et de la papeterie. «Dès cet été, nous allons tester sur la jeunesse ce nouveau concept que nous déploierons ensuite progressivement sur les autres rayons. In fine, nous devrions doubler, à 1,6 million d’euros, le CA de l’établissement. » C. N.
