Equipe dirigeante de l’association Réparer le langage (RLL) - Photo Réparer le langage
« Réparer le langage, je peux », Trophée de l’action culturelle avec la Fnac 2025
Les Trophées de l'édition 2025 ont été remis, lundi 7 avril, sur la scène de l'Odéon-Théâtre de l'Europe, à Paris. La maison associative « Réparer le langage, je peux » a reçu le Trophée de l’action culturelle avec la Fnac 2025 pour l’organisation de deux salons du livre valorisant l’écriture et la lecture collectives des adolescents.
Dans le cadre des Trophées de l'édition, la maison associative « Réparer le langage, je peux » a reçu le Trophée de l’action culturelle avec la Fnac 2025 pour l’organisation de deux salons du livre valorisant l’écriture et la lecture collectives des adolescents. L'entité créée en 2015 accompagne des collégiens et lycéens dans l’écriture de nouvelles, avant que d’autres jeunes leur écrivent leur ressenti de lecteurs. Le tout avec l’aide de leurs professeurs et d’écrivains.
Le but : aider des adolescents, potentiellement peu à l’aise avec la langue française, à s’exprimer à l’écrit comme à l’oral, le tout en faisant de belles rencontres. Ou comme le formule « Réparer le langage, je peux », qui s’est donné cette mission depuis sa création en 2015 : « Lutter contre l'illettrisme et en faveur de l’égalité des chances, pour une réinsertion durable ».
Comment ? En ciblant depuis dix ans des milliers d’adolescents de classe Segpa, de collèges Rep, Rep+, en Accueil Jeunes, ou en Unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A). Guidés par leurs professeurs de lettres, des documentalistes, et des auteurs professionnels comme Marie-Hélène Lafon, Hugo Boros ou Alain Absire (par ailleurs président de l’association), ils réfléchissent ensemble à un scénario, en débattent, puis triturent la langue au plus près. En s’emparant de sujets tels que le harcèlement, l'exclusion, la mixité, la radicalisation, les violences physiques et morales… Les titres, pour n’en piocher que quelques-uns abordent tous les sujets : L’adocalyspe, Vers une nouvelle vie, Virus chinois ou encore L’ombre du père.
Résultat : des milliers d’ados auteurs de 199 recueils de nouvelles. Pour l’année 2023-2024, trois recueils ont été écrits par 650 jeunes de 11 à 19 ans.
Concours de lecteurs
En parallèle, d’autres collégiens et lycéens approfondissent l’expérience de lecture. Cette année, 550 ados (qui n’ont donc pas écrit) ont choisi et lu l’un des recueils publiés depuis les débuts de l’aventure. Puis le défi a été de débattre, sous la direction des écrivains partenaires, avant de rédiger des lettres aux jeunes romanciers pour leur expliquer ce qui les a touchés dans leur parole. Quelles émotions ont-ils ressenties à chaque étape de la lecture ? Qu’est-ce qui, selon eux, constitue un bon roman ?
L'étape finale : un jury d’éditeurs, d’auteurs, de libraires et de médiathécaires sélectionne une centaine de ces jeunes lecteurs qui présenteront leur point de vue lors des Salons du livre des collégiens et lycéens romanciers, à Toulouse et à Paris. Un événement organisé pour l’occasion par l’association et la Société des gens de Lettres.
L'avis du juré Eloi de La Celle
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Par
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