Paru le 7 mai, le quatrième roman de Laetitia Colombani, Un jour sans femme (L'Iconoclaste) affiche une courbe de ventes progressive : de 2 300 exemplaires en première semaine à 6 700 en quatrième, lui permettant d’intégrer notre top 20 hebdomadaire NielsenIQ BookData / Livres Hebdo à la 18e place. Une montée en puissance qui évoque la trajectoire de son premier roman, La tresse (Grasset, 2017), et qui conforte son nouvel éditeur dans sa stratégie de long terme.
Une mise en place à la hauteur du précédent Grasset
La mise en place a été fixée à 80 000 exemplaires, un niveau identique à celui de son précédent roman, Le cerf-volant (Grasset, 2021), écoulé à 166 000 exemplaires en grand format et qualifié d’« historique » par la maison. Ce signal fort traduit la confiance des libraires et des enseignes à l'égard d'un titre construit pour durer dans un marché dont la conjoncture est incomparable à celle de 2021. « On l'a vraiment conçu comme un livre qui va s'installer toute l'année en librairie », confirme à Livres Hebdo Adèle Leproux, directrice commerciale de l'Iconoclaste.
La stratégie commerciale repose en effet sur plusieurs relais d'exposition échelonnés dans le temps. Un partenariat avec Babelio est prévu en juin. Laetitia Colombani participera à La Grande Librairie le 17 juin. Elle a par ailleurs bénéficié d'un coup de cœur de la rédaction au journal de 20h30 de France 2 ce dimanche 30 mai. Au sortir de l’été, sa participation à compter du 25 septembre à une adaptation théâtrale de La tresse, dans laquelle elle joue l'un des personnages, constituera un troisième temps de relance pour l'ensemble de son œuvre.
À cela s'ajoute un mouvement baptisé World with Women !, qui appelle toutes les femmes à s'arrêter le 13 octobre prochain, date qui résonne directement avec le thème du roman, inspiré de la grève historique des femmes islandaises de 1975.
Un dispositif commercial de grande envergure
L'accompagnement au lancement a mobilisé plus de 300 PLV, des colonnes, des affiches et des vitrines en librairies et grandes enseignes, complétés par une campagne d'affichage dans le métro et les gares de la région parisienne sur deux semaines, ainsi qu'un dispositif spécifique chez Relay. La couverture a été pensée pour capter l'attention en linéaire tout en rassurant le lectorat historique de l'autrice. « Elle est éclatante et reprend les codes de son best-seller, tout en les modernisant », savoure Adèle Leproux.
Premier roman de Laetitia Colombani publié chez l'Iconoclaste, ses trois précédents titres (La tresse, Les victorieuses, Le cerf-volant) ont paru chez Grasset, Un jour sans femme a nécessité un travail d'adaptation éditoriale et commerciale, entre fidélité aux codes de l'autrice, absente des réseaux sociaux, et l’appropriation des marqueurs identitaires de la maison.
En parallèle du dispositif classique, L'Iconoclaste a imaginé un format inédit de reading party intitulé On s'assoit et on lit. Plus de 40 librairies participantes entre mai et juin invitent leurs clients à lire collectivement les premières pages du roman, puis à en débattre. L'événement de lancement à la Fnac Bercy a réuni plus de 120 participantes, pour la plupart fidèles de la romancière depuis La tresse. « Les libraires trouvent que c'est un nouveau format de rencontre, une manière de se rassembler, une manière d'être collectif », rapporte la directrice commerciale.
Troisième position en fiction contemporaine
Depuis sa sortie, Un jour sans femme occupe la troisième place des meilleures ventes de fiction contemporaine au classement NielsenIQ BookData, derrière Virginie Grimaldi et Guillaume Musso. « Elle s'installe avec ses livres uniquement », relève Adèle Leproux, qui note par ailleurs que le titre s’écoule sur plusieurs canaux clés, séduisant à la fois les grandes enseignes et les librairies indépendantes.
Du côté des droits étrangers, huit cessions sont déjà actées (Allemagne, Grèce, Italie, Turquie, Portugal, Brésil, Hongrie) et une neuvième est en cours avec le Japon tandis qu'une série est en cours d'adaptation audiovisuelle. « C'est quand même un livre qui est dans l'air du temps », conclut Adèle Leproux.
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