Paru le 6 février aux éditions Goutte d’or, Les Deux mégots. La vérité sur l’affaire Alessandri de Geoffrey Le Guilcher revient sur l’un des faits divers les plus controversés du début des années 2000, remettant en cause les trois condamnations prononcées contre Edwige Alessandri. Tiré à 20 000 exemplaires, l’ouvrage a rapidement trouvé un écho dans la presse généraliste.
L'affaire Alessandri
Le 16 juillet 2000, Richard Alessandri est retrouvé assassiné dans son lit à Pernes-les-Fontaines (Vaucluse). Son épouse, Edwige Alessandri, est rapidement mise en cause, puis condamnée pour le meurtre. La piste d’un cambriolage ayant mal tourné, pourtant évoquée dès les premières heures de l’enquête, est rapidement écartée. Pendant plus de 25 ans, la justice maintient la culpabilité de la veuve.
Journaliste indépendant et cofondateur des éditions Goutte d'or, Geoffrey Le Guilcher collabore notamment avec Le Monde et Mediapart. Il est l’auteur en 2017 de Steak Machine (Goutte d’or - 7 243 exemplaires vendus) et co-auteur de la bande dessinée d’enquête Sarkozy-Kadhafi, des billets et des bombes (Delcourt, 2019). Les Deux mégots constitue son premier travail consacré à un cold case judiciaire.
Une enquête approfondie
Dans cet ouvrage, le journaliste reprend l’intégralité du dossier et mène une enquête approfondie, fondée sur des documents d’instruction, des expertises scientifiques et de nombreux témoignages. Il met en lumière ce qu’il décrit comme des preuves « fragiles, parfois incohérentes, et pour certaines fabriquées », ainsi que des pistes restées inexploitées. Le livre s’attarde notamment sur deux mégots de cigarette retrouvés à proximité de la scène de crime, porteurs d’un ADN ne correspondant ni à la victime ni à son épouse, mais à un individu connu pour des faits de cambriolage.
La parution de Les Deux mégots a suscité une importante couverture médiatique, y compris à l’international, où The Times a consacré une colonne à l’affaire dans son numéro du 5 février. En France, Le Monde évoque une « enquête d’exception », tandis que France Bleu, Ouest-France et La Provence soulignent la capacité du livre à relancer le débat autour d’une possible erreur judiciaire et à rouvrir le dossier sur le plan juridique.
