Si, à l'origine, le "space opera" est un genre littéraire lié à la science-fiction, il s'est imposé dans le monde de l'audiovisuel dans les années 60-70. L'intrigue des œuvre se déroule généralement dans l'espace, avec des héros solitaires ou encore une technologie omniprésente.
Pour célébrer cette thématique, les organisateurs de la Japan Expo ont lancé une invitation d'honneur au père de Cobra, le mangaka Buichi Terasawa. Né en 1955, le dessinateur se lance dans le manga en dessinant une trentaine de "shojo", des mangas pour jeunes filles. Il est remarqué par le créateur d'Astro boy et devient son assistant en 1976.
Deux ans plus tard, il publie le premier tome de Space Adventure Cobra, disponible en France chez Black Box, qui conte le récit d'un aventurier mythique supposé mort et qui tient tête aux pirates de l'espace. La série remporte un vif succès et est déclinée en anime en 1982.
Novateur
Buichi Terasawa publie ensuite la série Takeru (1992, et disponible chez Isan Manga), un manga entièrement colorisé et réalisé par ordinateur. Un véritable exploit pour l'époque. Sept ans plus tard, il se lance dans un défi encore plus novateur.
Avec Gun Dragon Σ Sigma, édité en France chez Isan Manga, l'auteur fait appel à un top modèle en chair et en os qu'il prend en photo et intègre ensuite dans un univers futuriste en 3D. Au total, Buichi Terasawa a vendu plus de 20 millions de mangas dans le monde.
Outre la présence de l'auteur à la Japan Expo, la manifestation organise, en partenariat avec Isan Manga, une exposition sur Buichi Terasawa. Sur un espace de plus de 150m2, l'exposition propose de découvrir des planches de mangas, des illustrations et des dioramas inédits de l'auteur.
Par ailleurs, Isan Langa republiera, le 13 septembre, les aventures de Cobra dans une nouvelle version colorisée qui mélange grands classiques de la série et aventures inédites. Les premiers tomes seront disponibles en avant-première à la Japan Expo.
