Jérôme Layrolles, ancien directeur d’une agence de communication événementielle, passé chez Didier et Marabout avant d’intégrer le Chêne en 2011 au contrôle de gestion, a pris la tête début mars de EPA, et ambitionne d’affirmer l’identité de la maison : "l’art de vivre au masculin".
Livres Hebdo: EPA semble indissociable du Chêne, quelle est la spécificité de sa ligne éditoriale ?
Créées au début des années 1950, les Editions pratiques automobiles (EPA) ont, comme leur nom l’indique, inscrit leur ADN autour de publications liées aux voitures avec la collection "Votre" (Votre Citroën 2CV), puis "Votre voiture" (Renault 16) qui témoignaient déjà d’un attachement au beau livre. Au fur et à mesure, et particulièrement après son rachat par le Chêne en 1996, ses titres se sont ouverts à d’autres thématiques : transport, sport, alcool, objets de collection, charme, musique. C’est ce qui explique que la ligne éditoriale gravite autour de "l’art de vivre au masculin" même s’il serait un peu rapide de considérer que ces thèmes ne concernent que les hommes ! Avec le Chêne, nous partageons la vocation historique de proposer du beau livre illustré mais intervenons sur des rayons bien différents.
Comment comptez-vous faire évoluer la maison ?
Jusqu’ici, EPA était fondue dans le Chêne et donc dirigée par sa présidente Fabienne Kriegel. Même si nous allons continuer à travailler en étroite collaboration, mon arrivée à la tête d’EPA marque notre volonté de développer la marque et de renforcer sa propre identité. Il n’y a pas lieu de transformer la ligne éditoriale mais simplement de la renforcer et de la moderniser pour lui donner une plus grande envergure. Je vais continuer à capitaliser sur les deux fers de lance de la maison, les transports (voitures, avions, bateaux, etc.) et la musique, segment appelé à se développer. Parallèlement, je ne m’interdis pas de publier des livres qui ne soient pas illustrés. Nous venons de publier une biographie des Pink Floyd par Nick Mason.
Quels seront vos grands enjeux pour l’année prochaine ?
Il est un peu tôt pour vous répondre ! Nous aurons plus de titres à l’année. De 15 nouveautés nous passons à une vingtaine en 2016, et plus encore à l’avenir. Nous savons que sur la diversité des sujets que nous traitons, nous avons la légitimité et donc le lectorat. Je compte aussi imprimer ma touche personnelle ; nous préparons par exemple pour le printemps un beau livre sur les drones.
