En quelques années, le marché du manga en France a connu une transformation spectaculaire. Accélération des rythmes éditoriaux, diversification du lectorat, exigences accrues sur la qualité de fabrication : dans ce contexte en pleine mutation, dupliprint s’est imposé comme un acteur industriel de premier plan.
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11h29
« La stratégie autour du manga s’est décidée début 2020, lors de l’acquisition de l’imprimerie Jouve », explique Hugues Chevassu, directeur commercial du Groupe dupliprint. Très vite, les synergies apparaissent évidentes. Dupliprint choisit de capitaliser sur le site de Mayenne, reconnu pour son savoir-faire industriel dans l’impression de mangas. Un pari gagnant : en 2025, dupliprint devient le premier imprimeur français de mangas, avec près de 7 millions d’exemplaires imprimés. « Ce succès est le fruit du travail des équipes, des investissements réalisés et surtout de la confiance de nos clients », souligne-t-il.
Car le marché s’est profondément accéléré. Pour Timothée Guédon, éditeur chez Kana (Dargaud-Lombard), la réactivité est devenue un enjeu clé. « Aujourd’hui, on doit se positionner quasiment dès le premier chapitre japonais. La concurrence est beaucoup plus forte qu’il y a 30 ans. » Si le marché a progressé de 93 % en valeur, c’est aussi grâce à l’arrivée massive de nouveaux lecteurs, aux côtés des fans historiques. Cette dynamique crée un marché plus sain, mais aussi plus exigeant.
Ces lecteurs attendent avant tout une qualité irréprochable. Qualité des traductions, fidélité aux éditions japonaises, profondeur des noirs, absence de défauts techniques : l’objet livre est scruté dans ses moindres détails. « Il existe une frange de lecteurs très avertis, sensibles au papier, aux noirs, au moirage », confirme Wladimir Labaere, éditeur et traducteur chez Casterman. Pour lui, la fabrication est « vitale » face au numérique : « Les lecteurs veulent des objets qu’on a envie de prendre en main, de posséder. »
Proximité, souplesse, réactivité
Dans ce contexte, l’impression en France est un atout stratégique. Proximité, souplesse, réactivité : autant de critères décisifs pour accompagner un marché aux plannings mouvants. « Il est très facile de communiquer avec un imprimeur comme dupliprint, notamment pour les réimpressions ou les opérations spéciales », insiste Wladimir Labaere.
Chez Glénat, Vincent Tixier met en avant la notion de partenariat. « Les premiers critères sont la qualité d’impression, le noir profond, mais aussi la capacité de production et la fluidité de la communication. » Plus qu’un simple prestataire, dupliprint est perçu comme un interlocuteur fiable, capable de dire la vérité, d’anticiper et de s’adapter. Un enjeu d’autant plus crucial à l’heure où de nouveaux défis émergent, notamment réglementaires et environnementaux.
Entre éditions standards accessibles et ouvrages de luxe à la fabrication toujours plus soignée, l’avenir du manga se joue aussi sur le terrain industriel. Et dupliprint entend bien continuer à y jouer un rôle central.
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Par
Élodie Carreira
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