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Dans un marché de l’occasion en effervescence, Momox en forte croissance

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Dans un marché de l’occasion en effervescence, Momox en forte croissance

Momox, la plateforme spécialisée dans l’achat et la vente d’articles culturels et de mode de seconde main, affiche en 2024 un chiffre d’affaires record de 377 millions d’euros, en hausse de +8,6 % par rapport à l’année précédente. 

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Par Éric Dupuy
Créé le 27.03.2025 à 15h56

Dans un contexte de transformation des habitudes de consommation, le marché du livre d’occasion continue de prospérer. Pour son 20e anniversaire, Momox annonce 8,6 % de croissance avec un chiffre d’affaires global de 377 millions.

L’entreprise allemande confirme son positionnement stratégique sur le secteur du livre et des médias, qui représentent 84 % de son activité.

55,9 millions d’euros en 2024 en France

En France, l’intérêt croissant pour l’économie circulaire ne se dément pas. Le marché français demeure le deuxième plus important pour Momox après l’Allemagne, avec un chiffre d’affaires de 55,9 millions d’euros en 2024, en progression de +4,4 % sur un an. Selon les études de l’entreprise, 85 % des Français déclarent acheter ou vendre des articles d’occasion en ligne, illustrant une mutation des comportements vers un modèle plus responsable et économique.

Pour répondre à cette demande, Momox propose un catalogue étoffé de plus de 15 millions d’articles, disponibles via ses plateformes Momox Shop et Momox Fashion depuis 2023, ainsi que sur des marketplaces comme La Fnac, Rakuten et Amazon. Plus de 60 % des ventes sont désormais réalisées sur ses propres canaux, renforçant son indépendance et sa relation directe avec les consommateurs.

Une innovation au service de la croissance

La croissance de Momox repose en grande partie sur son engagement envers l’innovation et l’optimisation de l’expérience utilisateur, fait part le communiqué. L’entreprise a récemment repensé ses plateformes pour offrir une navigation plus intuitive et personnalisée. Momox Fashion intègre désormais l’intelligence artificielle pour affiner ses recommandations, tandis que l’application Momox Shop, lancée fin 2024, facilite l’achat de livres et d’articles culturels de seconde main sur mobile.

En parallèle, la plateforme de revente a été enrichie de nouvelles fonctionnalités, notamment une option permettant aux vendeurs de recevoir leur paiement sous forme de bons d’achat majorés de 20 %, valables sur Momox Shop. Cette initiative, mise en place en mars 2025, vise à fidéliser les utilisateurs et encourager une économie circulaire plus dynamique.

Autre développement clé prévu pour l’été 2025 : l’introduction d’un service PUDO (Pick-up / Drop-off) en partenariat avec Mondial Relay. Ce dispositif offrira aux clients une logistique plus flexible et transparente, simplifiant ainsi les transactions et les retours.

Un leadership renforcé pour accompagner l’expansion

L’année 2024 a également été marquée par des évolutions majeures dans la gouvernance de Momox. Après la nomination d’Adam Maschek au poste de directeur technique en février, l’entreprise a accueilli Mark Batty en tant que directeur de la performance. Fort d’une expérience de 20 ans dans l’e-commerce et le marketing digital, notamment chez ASOS et Boden, ce dernier aura pour mission d’accélérer l’internationalisation et d’optimiser l’expérience client.

« Le marché de la seconde main est en pleine expansion et offre une opportunité unique de repenser les modes de consommation de la culture et de la mode », déclare Mark Batty cité dans le communiqué.

En 2024, Momox a franchi une étape supplémentaire en s’associant à Zeercle pour proposer un service de rachat de livres d’occasion à destination des librairies indépendantes via l’initiative Reelire. Cette collaboration permet aux libraires de donner une seconde vie à leurs invendus tout en bénéficiant du savoir-faire logistique et de la visibilité de Momox.

Cette orientation stratégique s’inscrit dans une volonté plus large d’insuffler un nouvel élan au marché du livre d’occasion, en garantissant une offre toujours plus riche et diversifiée aux lecteurs. De leur côté, les représentants d’éditeurs et d’auteurs s’inquiètent du développement de ce marché, qui cannibalise celui de la nouveauté sans aucun partage de la valeur.

L’an dernier, au Festival du livre de Paris, le président de la République Emmanuel Macron avait lancé l’idée d’instaurer une taxe sur le livre d’occasion. La prochaine édition du rendez-vous parisien (11-13 avril) devrait être l’occasion de se pencher sur la question.

Une table ronde sur le sujet du livre d’occasion, animée par Livres Hebdo, est par ailleurs programmée au Grand Palais, dans le cadre de la journée professionnelle du festival, le vendredi 11 avril au matin.

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