La nouvelle édition de Babelica, salon international de l’édition indépendante en ligne, se tiendra les 21 et 22 septembre. Organisé par l’Alliance internationale de l’édition indépendante, l’événement placera cette année la jeune création au centre de sa programmation, en écho au numéro spécial de la revue Bibliodiversité, « Résister et espérer », à paraître le 10 septembre.
« Résister et espérer »
Pour cette nouvelle édition, Babelica s’intéressera aux préoccupations d’une jeune génération d’auteurs et d’autrices confrontée à la répression, aux guerres, aux censures et aux bouleversements écologiques et sociaux. Le salon s’inscrit dans le prolongement du numéro spécial de Bibliodiversité, qui donne la parole à 30 auteurs de moins de 30 ans, originaires de 30 pays, parmi lesquels l’Afghanistan, l’Ukraine, la Palestine, Haïti ou encore le Niger ou les Philippines. Préfacé par Karim Kattan, le recueil interroge notamment les moyens de défendre la liberté d’écrire, de publier et de lire dans un contexte de montée des conservatismes et des censures.
Durant deux jours, les tables rondes de Babelica réuniront de jeunes auteurs, mais aussi des éditeurs et des libraires, autour de plusieurs des thématiques développées dans la revue. La majorité des rencontres bénéficieront d’un interprétariat simultané en anglais, français et espagnol.
Deux jours de rencontres et de lectures
Le lundi 21 septembre s’ouvrira à 9h30 par des lectures de textes palestiniens proposées par le réseau arabophone de l’Alliance. La journée sera ensuite consacrée à la répression, avec la table ronde « Debout et ensemble face à la répression », avant d’aborder la question de l’exil et des identités multiples avec « L’exil : se (re)construire entre plusieurs mondes ».
À 17h, des éditeurs et auteurs d’Ukraine, de Palestine et du Liban échangeront autour de la manière de « projeter des lendemains en contexte de guerre ». La journée se poursuivra avec une rencontre consacrée à la nature et à la spiritualité comme « refuge pour résister et espérer », réunissant des intervenants venus notamment du Chili, du Mexique, du Brésil et du Pérou.
Le mardi 22 septembre débutera avec une table ronde consacrée à la transmission et à l’adaptation, organisée en partenariat avec l’Association internationale des libraires francophones (AILF). Le programme abordera ensuite les questions de corps et de genre, puis de décolonisation des imaginaires et de la littérature, avec des intervenants venus notamment du Niger, de Maurice, de la République démocratique du Congo, d’Haïti et de Martinique.
La journée se clôturera par une discussion consacrée à l’intelligence artificielle, intitulée « IA : entre rêve et cauchemar », avec des éditeurs et auteurs venus du Maroc, de Suisse, du Cameroun et de Colombie.
Deux marchés des droits
Comme lors des précédentes éditions, Babelica proposera également deux marchés des droits. Le premier sera consacré à la littérature jeunesse, le second à la littérature et aux sciences humaines. Le salon présentera par ailleurs les titres de 170 maisons d’édition indépendantes issues de 60 pays. Cette sélection sera dévoilée à partir du 18 septembre.
Le programme complet de Babelica est à découvrir sur le site de l’Alliance internationale de l’édition indépendante.
