Le général Instin (GI) inspire depuis près de dix-huit ans une bande d’écrivains qui projettent sur cet homme qui a existé diverses identités générant un projet artistique polymorphe qui sera présenté le 3 décembre à la Maison de la poésie, à Paris. Le Nouvel Attila vient de créer le label Othello, qui hébergera "cette nouvelle mouvance ou nébuleuse littéraire, comme l’appellent la centaine de personnes qui y participent", précise Benoît Virot, qui dirige la maison.
Au départ, l’écrivain Patrick Chatelier découvre, en se promenant dans le cimetière Montparnasse, la tombe du général Hinstin (1831-1905). Elle porte une photographie sur verre détériorée par le temps, qui défigure le visage inscrit. Cette image fantomatique va être le support à la recréation collective d’une histoire à laquelle participent écrivains, plasticiens, performeurs, affichistes, musiciens, photographes, philosophes, poètes - parmi lesquels Nicole Caligaris, Arno Bertina ou Camille de Toledo.
Cette école littéraire a donné lieu depuis 2008 à une présentation à la BNF, des articles de chercheurs, une campagne d’affichage du graphiste SP38, un festival… Mais il n’y avait pas de livres. Pour donner corps à ce mouvement, Benoît Virot annonce cinq titres d’ici à septembre 2016. Les deux premiers, Général Instin : Anthologie (panorama des contributions avec CD) et Climax (fiction collective sur un soldat) paraissent cette semaine. Viendra ensuite Spoon River : catalogue, une libre traduction, attribuée au Général Instin, de Spoon River d’Edgar Lee Masters. A.-L. W.
