Grands prix d'automne 2026

Les deuxièmes sélections du prix Médicis 2026

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Les deuxièmes sélections du prix Médicis 2026

Le jury du prix Médicis 2026 a dévoilé, jeudi 15 octobre, sa deuxième sélection : sept romans français, neuf romans étrangers et 12 essais. Le lauréat sera proclamé le 2 novembre à Paris.

Par Éric Dupuy
Créé le 15.10.2026 à 09h45 ,
Mis à jour le 15.10.2026 à 14h42

Le jury du prix Médicis 2026, présidé par Pascale Roze, a révélé, jeudi 15 octobre, sa deuxième sélection, écartant de la course le roman de Thélyson Orélien, C'était ça ou mourir (Grasset). Elle est composée de sept romans français, de neuf romans étrangers et de 12 essais, contre 18 romans français et 17 titres étrangers dans la première liste. Les lauréats seront couronnés le lundi 2 novembre, lors d’une remise de prix organisée au restaurant La Méditerranée, à Paris.

La deuxième sélection du prix Médicis 2026

  • Lucie Bérard, Décolorer sa fille (Les Intranquilles)
  • Anne Godard, Nous aussi (Actes Sud)
  • Emma Marsantes, N’efface pas mes cercles (Verdier)
  • Daria Marx, Tuer le vieux  (Flammarion)
  • Lucie Rico, Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? (P.O.L)
  • Sarah Tadlaoui, Croire au code (Héloïse d’Ormesson)
  • Philippe Vasset, Grandes lignes (Flammarion)

 

La deuxième sélection du prix Médicis étranger 2026

  • Eva Baltasar, Déclin et fascination, traduit du catalan par Annie Bats (Verdier)
  • Lavinia Braniște, Camping, traduit du roumain par Sylvain Audet-Găinar (Éditions des Syrtes)
  • Laura Kasischke, Baignade surveillée, traduit de l’anglais (États-Unis) par Céline Leroy (Gallimard)
  • Masashi Matsuie, La maison d’été, traduit du japonais par Déborah Pierret-Watanabe (Éditions du Sous-Sol)
  • Hanna Nordenhök, Caesaria, traduit du suédois par Marina Heide (Cambourakis)
  • Alcide Pierantozzi, L’inéquilibre, traduit de l’italien par Lise Chapuis (Gallimard)
  • Michele Ruol, Inventaire de ce qu’il reste après que la forêt a brûlé, traduit de l’italien par Paolo Bellomo avec le concours de Cécile Raulet (Le Tripode)
  • Robert Seethaler, La rue, traduit de l’allemand (Autriche) par Élisabeth Landes (Sabine Wespieser)
  • Juan Gabriel Vásquez, Les noms de Feliza, traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon (Seuil)

 

La sélection d’essais du prix Médicis 2026

  • Jean Baptiste Del Amo, Une éclaircie (Stock)
  • Souleymane Bachir Diagne, L’Hospitalité. Affirmer l’humanité (Autrement)
  • Yann Diener, Comment le langage vint aux machines. Enquête sur Ada Lovelace, Grace Hopper et Jean Bartik (Climats)
  • Colette Fellous, Via Veneto (Gallimard)
  • Caroline Knecht, Ainsi la Cour décide (La Découverte)
  • Johanna Lehr, Auschwitz, une histoire de femmes : les Françaises du bloc 10 (Gallimard)
  • Barbara Métais-Chastanier, Elles ne mouraient pas toutes (La Découverte)
  • Anne Plantagenet, En l’absence de corps (Julliard)
  • Olivier Rolin, La guerre éternelle (Gallimard)
  • Jérôme Schmidt, Une prière pour John Coltrane (Noir sur Blanc)
  • Johanna Siméant-Germanos, Youssef ou la fidélité à soi (Anamosa)
  • Richard Zenith, Pessoa, l’œuvre-vie, traduit de l’anglais (EU) par Nicolas Richard (Seuil)

 

Onze romans français quittent la course, dont ceux de Véronique Ovaldé (Flammarion), Sophie Divry (Actes Sud), Boris Bergmann (Albin Michel) ou Thélyson Orélien (Grasset). Aucun titre n’a été ajouté à la liste initiale. Côté étranger, huit titres sont écartés, parmi lesquels ceux d’Arturo Pérez-Reverte (Gallimard) et de Sergio del Molino (Éditions du Sous-Sol). Mercure de France, qui comptait trois romans dans la première liste, n’en conserve aucun. Gallimard reste en revanche très présent, avec cinq titres toutes catégories confondues, devant Flammarion, La Découverte, Seuil et Verdier, qui en comptent chacun deux.

L’an dernier, Emmanuel Carrère, finaliste malheureux du prix Goncourt, avait été couronné pour Kolkhoze chez P.O.L. Le roman s’est à ce jour vendu à 255 000 exemplaires selon les données NielsenIQ BookData de la base Electre.

En roman étranger, Nina Allan l’avait emporté pour Les Bons Voisins, traduit de l’anglais (UK) par Bernard Sigaud (Tristram) et écoulé à près de 15 000 copies à ce jour tandis que le Hongrois Péter Nádas, récemment disparu, avait reçu un prix spécial du jury. Enfin en essai, le lauréat était Fabrice Gabriel pour Au cinéma Central (Mercure de France). 

 

Le jury du prix Medicis

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