Nigel Newton passe la main, mais lentement. Bloomsbury, 39ᵉ groupe d'édition mondial d'après le prochain classement Global 50 (que dévoilera Livres Hebdo pour la prochaine Foire de Francfort), a annoncé le 8 septembre un plan de succession sur cinq ans. Dans un premier temps, son fondateur et directeur général quitte ce dernier poste pour celui de président exécutif. Un nouveau directeur général sera recruté d'ici deux ans, parmi des candidats internes comme externes, précise la maison.
Âgé de 71 ans, Nigel Newton a cofondé Bloomsbury il y a 40 ans et l'a introduit à la Bourse de Londres en 1994. Il restera président exécutif pendant les trois premières années du mandat de son successeur, afin d'assurer la continuité et de préserver les relations stratégiques de la maison, ceci avant de devenir président non exécutif en 2031. John Bason, jusqu'ici président du conseil, en devient vice-président et pilotera la recherche du futur dirigeant.
Harry Potter et entrée en Bourse
Éditeur des premiers Harry Potter, que plusieurs maisons avaient refusés avant lui, Nigel Newton a fait de Bloomsbury un groupe coté au FTSE 250, et dont l'action a été multipliée par 24 depuis son introduction.
La maison a réalisé 325,9 millions de livres sterling de chiffre d'affaires sur l'exercice clos le 28 février 2026, pour un résultat opérationnel de 35,4 millions. Elle s'est imposée ces dernières années sur la romantasy notamment grâce à Sarah J. Maas, tout en se diversifiant vers l'édition académique et professionnelle et en signant des accords de licence avec des acteurs de l'intelligence artificielle, dont Google.
