L’important développement de l’anglais dans les écoles de commerce conduit un nombre croissant d’éditeurs à concevoir une offre dans la langue de Shakespeare. « En universitaire, l’augmentation de la prescription des ouvrages en anglais est flagrante », observe Florence Young, directrice marketing chez Pearson. Entre autres choses, Pearson propose son célèbre Marketing management de Kotler et al., en version bilingue, avec la version électronique et la plateforme d’e-learning, « My Lab », associée en anglais. De son côté, De Boeck a confié la rédaction de Business to business marketing, l’un de ses premiers titres édités à la fois en français et en anglais, à deux enseignants de la Toulouse Business School. Dunod, qui a publié 10 cas de marketing en février, puis 10 marketing studies au printemps dernier, annonce un nouveau titre bilingue consacré à la finance pour le début de 2014. « Les livres en anglais se développent progressivement, on n’en vend pas encore beaucoup, mais c’est très bon pour notre image », explique Odile Marion, chez Dunod. Ces titres bilingues sont destinés prioritairement aux francophones et répondent à une demande d’ouvrages en anglais dans l’enseignement.
Le marché du livre d’entreprise n’échappe pas à cette tendance anglophile. Eyrolles a lancé fin août sa Business communication tool box, un coffret contenant un guide méthodologique, un mémento et des fichiers audio sur une clé USB. L’éditeur va poursuivre dans cette voie : «Un titre consacré à la négociation en anglais est dans les tuyaux », indique Claudine Dartyge, directrice éditoriale. Vuibert annonce également pour novembre L’anglais business pas à pas. De quoi nourrir l’activité en librairie ? «Peu de points de vente disposent de rayons proposant des titres en anglais, et cela profite surtout aux sites de vente en ligne, pointe Florence Young, chez Pearson. Le développement de ce marché devrait pourtant inciter les libraires à s’intéresser aux livres bilingues. » <
