Parmi toutes les pièces cédées se trouve la double planche de fin dessinée par Hergé pour Le sceptre d’Ottokar, publié en 1939. Elle est estimée par Artcurial entre 600 000 et 800 000 euros.
"S'il est passionnant de constituer une collection, à la recherche de la pièce rare, il est désespérant de constater qu’une fois achetés et lus, mes BD s’accumulent, prennent la poussière, se meurent doucement", raconte le compositeur-interprète dans un communiqué envoyé par Artcurial.
Accro au franco-belge
Renaud a débuté sa collection en achetant des albums "modernes", avant de découvrir chez un libraire belge des œuvres plus anciennes. Autant de livres qu’il avait pu parcourir dans son enfance. Il décide alors de rassembler une trentaine d’albums, les incontournables de sa jeunesse (Alix, Jerry Spring, Blake et Mortimer, Lucky Luke, et bien sûr quelques Tintin et Spirou), mais il devient rapidement " accro" à toute la BD franco-belge, selon ses propres mots: : "J’étais un néophyte, j’achetais tout et n’importe quoi, dans n’importe quel état et à n’importe quel prix."
Dans Le Figaro qui consacre une page dans son édition du 3 mars à cette vente, le chanteur qui sort un nouvel album, Toujours debout, le 8 avril, raconte posséder plus de 4 000 albums. "Je ne me sépare que d'une centaine, pour beaucoup des doubles dont je conserve un exemplaire à l'état neuf", explique-t-il au Figaro littéraire. "Un jour, je donnerai tout à ma fille ou au Musée d'Angoulême".
Renaud a toujours aimé le 9e art qui le lui rend bien. Ainsi La bande à Renaud est le tout premier succès des éditions Delcourt, en 1986. Cet album, qui s'était vendu à plus de 100 000 exemplaires, est une adaptation des chansons du musicien par des auteurs comme Arno, Ted Benoit, François Boucq ou André Juillard. Alors qu'il fête les trente ans de sa maison, Guy Delcourt bouclera la boucle en éditant cette année un livre de Lolita Séchan, fille de Renaud.
Renaud a aussi écrit des chroniques dans le journal satirique Charlie Hebdo qu'Hélium réunira dans un beau livre conçu par le graphiste Gérard Lo Monaco le 6 avril.
