La société Maxilivres, dépecée, mais pas liquidée.

La société Maxilivres, dépecée, mais pas liquidée.

Le tribunal de commerce de Lyon a validé le plan de continuation de Maxilivres afin de rembourser ses dettes.

Par Vincy Thomas
avec vt, avec afp Créé le 15.04.2015 à 21h52

Le tribunal de commerce de Lyon a validé mardi le plan de continuation du groupe français Maxilivres, dont l'essentiel des activités a été vendu, mais qui ne souhaitait pas être liquidé, a-t-on appris auprès de l'avocate de la société de distribution et d'édition de livres.

Placé en redressement judiciaire en juin 2006, et sans activités, la société souhaitait 'sortir de cette situation de la manière la plus propre possible, en payant ses dettes au lieu de laisser un liquidateur rembourser les créanciers', a indiqué à l'AFP son avocate, Annie David.

Maxilivres a cumulé 70 millions d'euros de dettes, dont près de la moitié sont dus à sa société mère, Omnium.

'Omnium souhaite rembourser autant que possible les dettes de Maxilivres avec le produit de la vente de ses actifs, en commençant par les éditeurs qui les fournissaient, les banques, etc.', a précisé Mme David, ajoutant qu'une fois les dettes apurées, la société serait dissoute à l'amiable.

La quasi-totalité des 132 boutiques de Maxilivres ont été vendues courant 2006 à Avenir Telecom (téléphonie), ABC Games (jeux vidéos), Body Shop (cosmétiques) et d'autres distributeurs (voir actualité). Les activités d'édition ont été reprises par la société d'investissement Verdoso, associée à un ancien cadre de Maxilivres. Enfin, l'activité logistique a été partiellement vendue en mars 2007 à l'éditeur Succès du livre.

Créé en 1978, le groupe Maxilivres, avec 132 points de vente en France et en Belgique, affichait fin 2005 une perte d'exploitation de 17,1 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 38,5 millions d'euros.

15.04 2015

Les dernières
actualités