Quels seront les temps forts de l'édition 2012 ?
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Le Salon du livre sera tout d'abord placé sous le signe de l'invitation du Japon et de la ville de Moscou. Signalons, parmi les temps forts, la présence notamment de Kenzaburô Oé, prix Nobel de littérature, et un programme remarquable de rencontres entre les auteurs japonais et de grands écrivains français. Les auteurs venus de Moscou promettent également aux visiteurs des rencontres inédites.
Ensuite, le salon développe considérablement son offre en direction des professionnels du livre : création de l'espace "Biblidoc" consacré aux bibliothécaires et aux documentalistes, avec toute une déclinaison de rendez-vous sur la lecture publique. En année électorale, nul doute que le thème du "Livre dans la cité" mobilisera le public et les professionnels. La scène numérique a une programmation ambitieuse, à commencer par les Assises du livre numérique, organisées par le SNE sur la journée entière du 16 mars. Par ailleurs, le thème "du livre au film" intéresse le grand public aussi bien que les professionnels : le marché des droits de la Scelf, qui aura lieu le 16 mars, est devenu incontournable.
Il faut enfin souligner la richesse des propositions de groupes sectoriels du SNE et de nos partenaires, en premier lieu le CNL, qui propose en particulier des débats avec les plus grands philosophes européens, ainsi que de nos partenaires médias comme France Télévisions et Radio France.
Vous reconduisez à l'identique la formule - plus dense - mise en place l'an dernier. Quel bilan en avez-vous tiré ?
Le bilan a été très positif, à tous égards : les tarifs exposants du salon ont été diminués de 17 % en 2011, ce qui constitue en soi une baisse très significative. 1 200 éditeurs exposent au Salon du livre : le visiteur peut découvrir ainsi une remarquable diversité éditoriale. Les visiteurs sont restés fidèles au rendez-vous du salon, plus de 180 000 étaient présents en 2011 sur quatre jours au lieu de six. Nous espérons confirmer cette affluence cette année ; nous enregistrons, par exemple, des inscriptions de groupes scolaires en hausse de 50 % à la même date par rapport à 2011. Enfin, pour les équipes présentes sur le salon et sur les stands, la réduction du nombre de jours a redynamisé l'enthousiasme et la mobilisation.
Quels hommes ou femmes politiques sont attendus au salon ?
Bien sûr, en année électorale, nous pouvons nous attendre à la visite de nombreux candidats et candidates à l'élection présidentielle. Mais il faut rappeler que chaque année de nombreuses personnalités politiques se rendent au salon. Le Salon du livre se déroule comme chaque année sous le haut patronage du président de la République, que nous serions bien sûr honorés d'accueillir.
Quelles sont les pistes de réflexion pour 2013, puisque le contrat avec votre partenaire Reed se termine cette année ? Que répondez-vous aux partisans d'une biennale ?
Nous allons poursuivre nos deux axes de développement : le premier est l'internationalisation du salon, qui accueille plus de 40 pays. Le second est la professionnalisation : le Salon du livre est l'un des seuls salons au monde à être fort tant du point de vue de l'accueil du public que de l'accueil des professionnels. C'est une singularité que nous souhaitons renforcer. Depuis le changement de format l'an passé, nous n'avons pas été saisis d'une demande en faveur d'une biennale ; la périodicité annuelle du salon est globalement bien perçue.

