« J’aurais parié sur Arden », confessait, en se disant soulagé, Bernard Pivot, à l’issue du scrutin favorable jusqu’au 11e tour au premier roman de Frédéric Verger. « C’est la plus belle lecture que j’ai faite depuis trente ans. J’ai peur qu’on ait laissé le Céline ou le Proust d’aujourd’hui ! » affirmait, déçue, Paule Constant. C’est finalement Pierre Lemaitre, venu du roman policier, qui l’a emporté, fermement soutenu depuis huit mois par son éditeur Francis Esménard : «C’est même la première fois que Richard Ducousset admet n’y être pour rien », se réjouit le patron d’Albin Michel. Au coude-à-coude avec son rival, Au revoir là-haut est élu grâce aux voix de Pierre Assouline, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel, Bernard Pivot, Patrick Rambaud et Didier Decoin, qui a fait basculer le vote au 12e tour.

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