Le jury a salué un "récit poétique ou un poème épique qui se propose de nous raconter l’histoire du Grand Feu de 1820 à la Baie Sainte-Marie. (...) La langue palpite dans ce texte, oscillant entre l’oral et l’écrit, entre les registres et les idiomes eux-mêmes, dans un bel ensemble coloré et débridé. Le lexique, à la fin du livre, est en soi un essai poétique sur la langue. Cette œuvre, qui se lit comme un cadeau d’écriture, constitue un ajout d’importance aux littératures de langue française."
Georgette Leblanc, contactée par Livres Hebdo, a confié qu’elle était "heureuse d’avoir accepté ce prix". "C’est tout un honneur – à la fois pour la poésie, la maison d’édition Perce-Neige et moi l’auteure", a-t-elle précisé.
L’auteure est née et réside à Pointe-de-l’Eglise dans la région de la Baie Sainte-Marie, au Sud-Ouest de la Nouvelle Ecosse. Tous ses livres sont publiés chez Perce-Neige.
Deux mentions spéciales du jury
Véronique-Marie Kaye reçoit la mention spéciale du jury pour Marjorie Chalifoux, publié chez Prise de parole en février 2015. Le roman raconte une semaine débridée dans la vie d’une jeune couturière issue du quartier populaire d’Ottawa dans les années 1950.
Monia Mazigh obtient également la mention spéciale du jury pour son roman Du pain et du jasmin, paru chez David en septembre 2015, qui nous plonge en plein cœur de deux révolutions tunisiennes: les émeutes du pain en 1984 et la révolution du jasmin en 2010.
Les deux autres finalistes étaient Daniel Leblanc-Poirier (Le cinquième corridor, Perce-Neige, 2015) et Gaston Tremblay (La littérature du vacuum, David, 2016).
Fondé en 1956, le prix Champlain récompense des auteurs de littérature franco-canadienne en leur délivrant une bourse de 3000 $ canadiens (environ 2130 euros). Il leur permet également de bénéficier d’une résidence d’écriture d’une durée d’un mois à la Maison de la littérature située au cœur du Vieux-Québec.
