Pour télécharger ce document, vous devez d'abord acheter l'article correspondant.
Les ventes de livres papier se contractent mais la lecture n'est pas sur le déclin", a affirmé le patron de Penguin, John Makinson. En compagnie de trois autres poids lourds du marché du livre, Arnaud Nourry (Hachette), Yu Chunchi (China Education) et Oleg Novikov (Eksmo), il a échangé sur l'avenir du métier lors d'un débat à Francfort organisé autour du "Classement Livres Hebdo de l'édition mondiale" par Livres Hebdo avec Publishers Weekly, Buchreport, PublishNews Brazil et The Bookseller.
Oleg Novikov, Eksmo- Photo OLIVIER DIONPour télécharger ce document, vous devez d'abord acheter l'article correspondant.
Le défi des grands groupes est, selon Yu Chunchi, "de donner aux lecteurs accès aux contenus en étant flexibles en s'adaptant à la demande". L'optimisme était de rigueur à l'exception d'Oleg Novikov qui s'inquiète du marché russe "en recul depuis deux ans. Nous sommes passés de 60 % de lecteurs à 40 % en quelques années en raison des difficultés sociales, du piratage et du manque de librairies : la plus grosse chaîne avec 100 magasins vient de faire faillite". Arnaud Nourry s'est alors lancé dans un vibrant hommage aux librairies, "clés de la diversité éditoriale, soutien de nos auteurs".
John Makinson, Penguin- Photo OLIVIER DIONPour télécharger ce document, vous devez d'abord acheter l'article correspondant.
John Makinson, dont l'analyse a rejoint celle du P-DG d'Hachette Livre durant tout le débat, a proposé quatre axes pour l'aider. "Il faut que la librairie soit le "ciment de la communauté", car se rendre dans une librairie physique, à l'heure d'Amazon est économiquement irrationnel. Il s'agit de rendre cela nécessaire." Les éditeurs doivent, eux, "faire les livres les plus beaux possible pour que l'expérience d'aller en librairie soit un ravissement". Plus surprenant, il incite les libraires à "faire pression sur les pouvoirs publics, notamment sur les taxes". Il veut aussi transformer "la relation entre éditeur et librairie en une meilleure collaboration pour éviter des retours massifs".
LE NUMÉRIQUE À 40 % ?
Yu Chunchi, China Education- Photo OLIVIER DIONPour télécharger ce document, vous devez d'abord acheter l'article correspondant.
Les "nouveaux horizons de l'édition", thème de la rencontre, incluaient bien sûr les développements numériques. Arnaud Nourry a expliqué que la part de ce dernier dans l'activité des éditeurs finira par atteindre un palier. Quel sera-t-il ? Les intervenants ont avancé un possible... 40 %. Ils ont rappelé que le métier de l'éditeur restait le même : "Trouver le bon projet, travailler avec un auteur et faire des livres imprimés encore plus beaux", selon les termes d'Arnaud Nourry.
Dans la salle- Photo OLIVIER DIONPour télécharger ce document, vous devez d'abord acheter l'article correspondant.
Les autres pistes de développements résident dans les marchés émergents, les "Brics" (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui, contrairement aux marchés français, britannique ou américain, "sont en croissance et ne sont pas concentrés", >comme l'analyse Arnaud Nourry, qui rappelle cependant que "ce ne sont pas des marchés faciles". Hachette a dû arrêter récemment son activité au Brésil. Arnaud Nourry et John Makinson ont expliqué leur stratégie d'implantation de filiales, de joint-ventures ou de prises de participation dans ces divers pays. Vu de la Chine, le marché occidental est aussi attrayant, et Yu Chunchi est persuadé que les collaborations vont se nouer pour promouvoir la langue et la culture chinoises dans les prochaines années.





