Costumes extravagants utilisés sur scène ou dans ses clips, paroles de chansons manuscrites, pochettes d'albums, instruments, photos, vidéos, croquis de jeunesse et évidemment extraits sonores: tous les univers de Bowie, de ses premiers accords de guitare au dernier album paru en 2013, en passant par ses tubes, ses influences, ses héritiers et ses films sont explorés dans Bowie is..., exposition à succès qui fait étape à partir de mardi 3 mars à la Philharmonie de Paris.
Les quelque 300 objets cultes réunis dans le cadre de cette exposition mêlant rock, mode et culture pop des quarante dernières années ont déjà attiré près de 900 000 spectateurs dans les cinq villes où elles ont été exposées (Londres, Berlin, Toronto, Chicago et Sao Paulo), a indiqué à l'AFP Victoria Broackes, l'une des deux commissaires du Victoria and Albert Museum à Londres, en présentant vendredi cette rétrospective à la toute nouvelle Philharmonie de Paris. Avec les 200 000 amateurs espérés pour cette étape parisienne qui durera jusqu'au 31 mai, l'exposition espère franchir la barre du million de visiteurs.
Pour l'occasion, La Découverte lance une nouvelle collection “La rue musicale”, coéditée avec la Philharmonie. Elle a été inaugurée le 19 février par deux essais : Glam rock : la subversion des genres, de Philip Auslander et Bowie, philosophe intime, de Simon Critchley.
Flammarion a également réédité, le 18 février, le portrait David Bowie : une étrange fascination, de David Buckley. Glénat a publié à la même date Bowie par Duffy : cinq séances photos, de Chris Duffy et Kevin Cann, tandis que Rivages propose L’ovni Bowie : la flamboyante épopée de Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, de Philippe Blanchet.
La collection “Classica rock” d’Actes Sud accueillera le 4 mars une biographie signée Bertrand Dermoncourt, journaliste à L’Express et directeur de la rédaction du mensuel Classica. Enfin, la Table ronde édite le 5 mars David ouvre le chien (en référence aux paroles qui concluent la chanson All the Madmen), volume qui réunit deux conférences consacrées au chanteur britannique, complétées par un entretien et une introduction inspirée d’articles publiés dans des revues musicales. Notons également le hors-série des Inrockuptibles sur la légende Bowie, paru le 18 février.
À Angoulême, alors que le Grand Off occupe l’espace laissé vacant par l’annulation du Festival international de la bande dessinée, le Future Off, événement historique de la micro-édition, a choisi de ne pas s’y associer. Entre soutien au Girlxcott, refus de la récupération politique et défense d’un modèle indépendant, l'organisation revendique une autre manière de faire festival.
Annulé cette année, le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a laissé place à un événement inédit : le Grand Off, porté en urgence par des collectifs d’auteurs, d’autrices et d’acteurs locaux. Trois jours après le lancement de ce nouveau rendez-vous, alors qu’une dernière journée reste à venir, Gérard Desaphy, conseiller municipal d’Angoulême et vice-président de GrandAngoulême délégué à la culture, revient sur la genèse du projet, son organisation et les perspectives pour l’avenir du festival.