«Il est sans doute plus facile de s'intéresser aux minorités des autres qu'aux siennes propres », introduit Amaury Levillayer, fondateur des éditions Dépaysage qui ont acquis les droits de plusieurs fictions autochtones. Après le succès de Kukum, de Michel Jean, qui a décroché le Prix littéraire France-Québec 2020, la maison française poursuit son aventure avec le journaliste d'origine innue qui retrace la vie de sa grand-mère dans Atuk (avril 2022).
Michel Jean.- Photo JULIEN FAUGÈRE
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Dans un environnement plus urbain, et une langue plus enlevée, Louis-Karl Picard-Sioui livre à travers Kitchike (octobre 2021) le portrait d'une réserve fictive ainsi qu'une satire de la société multiculturelle canadienne. À noter également, la parution en mars 2022 de Sanaaq, de Mitriarjuk Nappaaluk, qui est considéré comme le premier roman inuit à avoir été écrit. Un dialogue entre générations que l'on retrouve dans le catalogue de Mémoire d'encrier, attaché depuis ses débuts en 2003 à porter les voix autochtones.
Naomi Fontaine, 34 ans, plusieurs fois primée au Québec pour son troisième titre Shuni (2020), préface ainsi les ouvrages d'An Antane Kapesh, première écrivaine innue aujourd'hui disparue. Découverte grâce à son manifeste Je suis une maudite sauvagesse, elle est remise sur le devant de la scène cet automne avec Qu'as-tu fait de mon pays ? Tanite nene etutamin nitassi ? (octobre 2021) qui conte la colonisation des Autochtones par le personnage d'un enfant.
Jean Pérol s’est vu remettre le 2 avril un chèque de 3 000 euros pour son recueil Le vieil air du monde (éditions du Canoë) lors d’une cérémonie au restaurant parisien Lapérouse.
La ville de Rouen inaugure le festival Géos du Noir. Une manifestation dédiée à la géographie du polar et de la littérature noire dont la première édition se déroulera du 23 au 25 mai.