Les revenus des auteurs sont devenus l’objet d’une attention internationale, entretenue par quelques exemples médiatiques de fortunes rapides dans l’autoédition. Les résultats d’enquêtes dans divers pays montrent plutôt une tendance générale à la baisse.
Aux Etats-Unis, le sondage réalisé en 2014 par la Guilde des auteurs auprès de ses adhérents (1 674 répondants) révèle que le revenu médian en termes de droits a chuté de 24 % par rapport à la précédente enquête de 2009, à 8 000 dollars (7 360 euros). Les auteurs professionnels, dont c’est l’activité principale, déclarent une baisse de 30 %, à 17 500 dollars (16 100 euros). Pour ceux dont c’est une activité annexe, le montant des droits a chuté de 38 %, à 4 500 dollars (4 140 euros).
Au Canada, une étude commandée par le syndicat des écrivains et publiée en 2015 révèle également que le revenu des auteurs a chuté de 27 % par rapport à la précédente enquête, remontant à 1998. La moyenne est maintenant à 13 000 dollars canadiens (8 900 euros), mais couvre une forte disparité : 6 % des auteurs perçoivent 80 % des revenus.
Au Royaume-Uni, l’enquête de l’ALCS (Authors’ Licensing and Collecting Society) conduite en 2013 auprès 2 454 écrivains révélait que le revenu moyen d’un auteur professionnel (consacrant plus de la moitié de son temps à écrire) était de 11 000 livres sterling (14 220 euros), en baisse de 10,7 % par rapport à 2005. Les 5 % d’auteurs professionnels les mieux rémunérés (au moins 100 000 livres de droits) recevaient 42,3 % du montant total des droits, contre 7 % pour les 50 % d’auteurs plus confidentiels.
La Commission européenne a commandé une enquête dans dix pays dont la France. Réalisée en 2014, ses résultats ne sont pas encore publiés.
