Début juillet, la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) du ministère de la Culture annonçait le lancement d’une étude consacrée aux festivals et manifestations littéraires en France. Cette démarche est menée en partenariat avec la Sofia, le Réseau des événements littéraires et festivals (Relief), Club 99, la Fédération des festivals BD & arts associés ainsi que la Fédération des salons et fêtes du livre jeunesse.
L’initiative entend mesurer la situation économique des manifestations « qui font état d’un effet de ciseau entre le niveau des financements et l’augmentation de leurs charges », a indiqué le ministère de la Culture.
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Par ailleurs, l’étude ambitionne de compiler les indicateurs permettant d’évaluer l’impact culturel, économique, et social de ces événements sur le rapport du public à la lecture, dans un contexte marqué par le recul du nombre de lecteurs.
Le questionnaire diffusé dans ce cadre est ouvert jusqu’au 31 juillet, pour des résultats attendus à l’automne 2026.
Des réductions budgétaires préoccupantes
Cette initiative intervient alors que les acteurs du secteur ont multiplié les sonnettes d’alarme. Dès janvier, le réseau Relief, aux côtés de Club 99, de la Fédération des festivals BD & arts associés et de la Fédération des salons et fêtes du livre jeunesse, lesquels représentent ensemble 120 festivals, alertaient sur « la menace que représente la baisse de 25 % du budget national consacré aux événements littéraires présents sur tous les territoires ».
Le 20 janvier, ces organisations ont également soutenu une pétition en ligne intitulée « Y aura-t-il encore des lecteurs et lectrices demain ? », accompagnée d’une lettre ouverte adressée au président de la République. Signée par de nombreux professionnels du livre, bibliothécaires, éditeurs, auteurs et illustrateurs, présidents d’agences du livre, cette démarche collective exprimait l’inquiétude croissante face à la diminution des moyens alloués à la filière et à celles et ceux qui la font vivre au quotidien.
